Coaching et émotions

Le mois de décembre : Mois qui signifie, dans notre société occidentale, la fin de l’année, une bonne dose de fatigue et un nombre de rendez-vous plus important que d’habitude en raison des sorties de boîtes, de Noël et du Nouvel An. C’est aussi la course : La course aux cadeaux, la course au sommeil et la course à la fin de l’année : comme si la terre allait s’arrêter de tourner à partir du 31 décembre à 23h59. Ajoutez à cela une absence de soleil, c’est le combo gagnant pour finir ce douzième mois de l’an sur les rotules !

Sans oublier les attentes que nous attribuons volontairement à cette période si particulière : Les espoirs d’offrir une période féérique aux enfants, pour qui on se donne un mal de chien à décorer la maison du sol au plafond et un sapin toujours plus éblouissant et émerveillant. Des repas gargantuesques autours desquels la famille entière est réunie dans l’objectif de passer une soirée remplie de beaux et doux moments partagés, qui resteront à jamais gravés dans les cœurs. Volonté cachée chez les parents de retomber en enfance, de retrouver cette période durant laquelle tout était facile, naïf, et crédule. Tout était beau et rose, le Père Noël existait avec son lot de magie et de miracles… Douce chimère dans laquelle il fait bon se blottir.

En ce 12 décembre 2019, jour de pleine lune d’ailleurs avec son amas de changements énergétiques, je constate que cette année est encore plus particulière et tellement différente des autres : En dehors de cette ambiance décrite ci-dessus, dans laquelle on s’inflige stress et fatigue malgré nous, un vent venu d’ailleurs souffle. Il souffle fort, très fort.

Depuis début décembre, peut-être avez-vous pu le constater, nous sommes envahis d’émotions très virulentes. A prime abord, ces émotions sont très inconfortables : frustration, susceptibilité et irritabilité. Le sentiment d’être à fleur de peau en permanence, un moindre petit rien nous fait réagir démesurément sans en comprendre la source. L’impression d’être tiré en arrière, de ne plus avoir l’entrain d’avancer sur son chemin et dans ses projets. La curieuse sensation de revivre des schémas et des croyances dont, pourtant, nous pensions être débarrassé. Où donc est passée cette sérénité qui nous est chère, cette tranquillité et cette paix intérieur qui nous permet de voir le verre à moitié plein et pas à moitié vide ? Où donc est partie cette personne que nous sommes réellement intrinsèquement ? Elle ne peut quand même pas nous avoir quitté du jour au lendemain… Et surtout pas après tout le travail déjà accompli, ça serait un tel gâchis ! Qu’y a-t-il à comprendre et d’où tout cela tombe ? Le désagréable pressentiment d’être perdu.e, seul.e au milieu du désert sans aucun point de repère quant à la direction à prendre…

Cette année 2019 nous a permis d’avancer à une vitesse très importante, les étapes et les prises de conscience ont été nombreuses afin de nous aider à aller encore plus loin, encore plus haut. A l’aube de l’année 2020, ce dernier chapitre est là, telle une jolie piqure de rappel : Ce vent vient nous fouetter, nous déstabiliser et tente même de nous faire vaciller, voir tomber. Peut-être est-il même chargé de particules, tel du sable, qui nous empêche d’y voir clair et pourrait également nous rendre aveugle par moment. Comment avancer dans de tels conditions me direz-vous ? Effectivement, cela n’est pas possible… Que faire alors ?

Ne soyons pas dans un combat avec ce souffle qui prend sa source au travers des situations de vie que nous avons traversées ces derniers mois et qui vient vérifier si les apprentissages et les enseignements faits durant toute l’année sont bien imprégnés dans vos cellules. Ne luttons pas, accueillons-le les bras grands ouverts, cet ouragan est là comme un présent, comme un cadeau de Noël avant l’heure. Il est justement là pour nous permettre d’avancer et de creuser encore plus. Ne perdons pas de vue que plus nous serons heureux au quotidien et que nous sortirons de nos zones d’inconfort, plus, quand nous y retomberons, cela sera encore plus inconfortable : D’une part, nous avons perdu l’habitude d’y être et, de ce fait, nous sentons cette désagréable sensation d’y retourner. D’autre part, plus nous sommes en contact avec le bonheur et la lumière et que nous grandissons, plus la part d’ombre et d’inconfort est profonde et donc intense : nous la touchons de moins en moins souvent dans votre vie.

Ayons de la gratitude pour cette rafale, elle fait partie de nous. Accompagnons-la dans ses mouvements telle une danse entre elle et nous qui finalement est une danse avec nous-même, en toute simplicité. Cette tornade, qui nous appartient, est une part de notre être. Sans elle, nous ne serions pas qui nous sommes et cette part de nous, nous a été utile à un moment de notre vie. Ne l’oublions pas et remercions-la !

Néanmoins, ne lui offrons pas l’opportunité de souffler dans notre tête et de ne pouvoir en sortir. Ne laissons pas la possibilité à ce cyclone de tourner en rond à l’intérieur de nous voir même de prendre de l’ampleur. Accompagnons-le vers la sortie, toujours dans cette optique « air ». Une fois cet exode effectué, tout reprendra sa place. L’agitation et la déstabilisation laisseront place au soleil et à la clarté. Vos besoins, vos priorités et vos décisions deviendront à nouveau évidentes et fluides pour relancer la machine, accompagnée d’une légère brise dans le dos, pour l’an 2020.

Cette sortie peut être entreprise de différentes manières, prenez celle qui vous parle, vous fait vibrer et laissez les autres pour plus tard ou pour d’autres…

Pour se faire, vous pouvez aller vous promener afin de vous oxygéner la tête et le corps. Toute activité sportive est la bienvenue durant ce cycle, de préférence en extérieur et seul.e. Vous pouvez également faire quelques grandes respirations régulières et profondes, en conscience. Afin de rester en lien avec qui vous êtes authentiquement sans ce blizzard. Si toute cette tourmente vous amène de la colère ou de la tristesse, accueillez-les également en confiance. C’est un cadeau de pouvoir leur permettre de s’exprimer car c’est ainsi que vous pourrez aller de l’avant. Si le besoin de pleurer ou de hurler se fait sentir, faites-le, sentez-vous libre J. Vous verrez comme la légèreté apparaît rapidement ensuite… Un simple moment avec vous-même peut aussi suffire : bain, méditation, repos, … Et si, malgré toutes ses tentatives vous vous apercevez que le souffle est toujours présent c’est qu’il est probable que vous soyez prêt.e à en faire quelque chose lors d’un accompagnement avec quelqu’un qui vous apportera un regard extérieur à la situation, si vous en avez envie/besoin.

Après 2 semaines de macération et de moments rien qu’à moi qui n’ont pas été suffisants pour « passer à autre chose », je suis passée à l’action et ai pris rendez-vous chez la personne qui résonnait juste, à ce moment-là. J’ai lâché quelque chose et je l’en remercie. Je suis maintenant plus légère, je me sens calme et sereine et prête à terminer ce mois de décembre positivement et avec le sourire qui me caractérise.

Prenez soin de vous en ce mois de décembre et excellente dernière ligne droite à toutes et tous !

Authentiquement

Solenne

error

merci