Coaching et attentes

J’ai envie de partager un moment de ma vie, un moment qui paraît tout bête en apparence et qui pourtant représente tellement de choses… les attentes…

C’est dans ces cas-là que je réalise aussi que j’ai beau avoir déjà fait un sacré travail sur moi-même depuis fort longtemps, il y a et il y aura toujours des petits grains de sable pour me rappeler de continuer ce beau chemin à la découverte de qui je suis, pour que la roue tourne de mieux en mieux…

C’est également ces instants, un peu plus délicats et sensibles, qui permettent de réellement apprécier la beauté de ceux qui sont magiques et précieux, de ceux qui roulent.

Je constate également que, oui effectivement, je n’en finirai jamais. Néanmoins, les blessures, les croyances et toutes les émotions sur lesquelles je bosse, s’atténuent. Certaines disparaissent totalement et d’autres diminuent. Pour ces dernières, elles sont encore là, il y a encore quelques réglages à faire. Par-contre, cela se fait de moins en moins dans la douleur, et ça, c’est tellement chouette !

Suite à une discussion avec des amies qui me sont chères, il y a quelques jours, j’ai pu constater que je traversais une vague de « J’ai ENCORE des attentes vis-à-vis de mon entourage ». Jusque-là, rien de bien dramatique. Et certainement que si ces « attentes » étaient venues d’une manière totalement isolée les unes des autres et étalées dans le temps, je ne m’en serai même pas rendue compte… Fort est de constater que leur quantité cumulée, est venue réveiller quelque chose en moi…

Des attentes, il est si facile d’en avoir. Que ce soit dans nos relations, dans notre travail, par rapport à notre planète et vis-à-vis de nous-même. Cette dernière, même pas besoin d’en parler ! Contrôle quand tu nous tiens…

La vie est tellement plus simple, plus légère et plus belle sans attente. Prendre les gens, le quotidien et les choses, dans la spontanéité, sans rien attendre en retour. Le stress, la frustration la déception et la colère disparaissent comme par magie, tout paraît plus clair.

Je prends donc conscience des attentes que j’ai encore, particulièrement humaines, dans un court laps de temps. Qu’elles soient fondées ou non, d’ailleurs, la finalité est exactement la même : La situation est mal vécue et s’installent des sentiments et émotions pas très agréables : De la tristesse, de la colère de la frustration et j’en passe…

BREF, revenons-en à nos moutons ! Je prends donc conscience de tout cela en en parlant. Là, un stress se produit en moi et je me dis que s’il y en a autant, c’est que quand même, il y a quelque chose à travailler. Ce n’est pas là par hasard… Ca vient toucher quelque chose chez moi car si ce n’était pas le cas, je n’y ferai même pas attention. L’effet miroir, vous connaissez ? Un bouton vient d’être enclenché. ! WARNING ! Ouin ouin ouin (Le bruit est pas terrible, je l’admets… Imaginez une sirène retentir, ça sera plus efficace !).

De là, 3 choix :

  1. J’ignore ce stress, je le fais taire, il n’a jamais existé. Il finira certainement par partir mais pour mieux revenir et encore plus fort lors d’un événement futur ou il se transformera, tôt ou tard en une maladie quelconque.
  2. Je me mets en colère contre la terre entière au risque d’y laisser quelques plumes et surtout d’avoir des réactions et comportements totalement disproportionnés à la situation de départ. Si mon choix de vie est de finir ermite, cette option pourrait être la bonne… Après réflexion, telle n’est pas mon but de vie…
  3. J’utilise ce stress comme une belle opportunité d’évoluer, de comprendre mes mécanismes et, de ce fait, d’avancer

Vous comprendrez bien que j’ai choisi la 3ème option. Avantage à avoir déjà bien bossé sur moi-même, j’ai acquis la capacité à prendre un peu de distance toute seule, pour comprendre ce qui se joue en moi…

Passage à l’action donc : En y réfléchissant, je suis touchée oui. Je suis même blessée : Je suis triste car j’ai le sentiment de perdre un lien. Et je suis en colère car cela touche mes valeurs principales dont celle du respect, cher à mon cœur. Je ne me sens effectivement pas respectée. J’ai également conscience que je sur réagis, C’est-à-dire que ma réaction, ce que je ressens, est disproportionnée par rapport au contexte. La preuve que ça vient réveiller quelque chose de profond chez moi.

En continuant à décortiquer ces notions de respect et de politesse et en me demandant ce que cela signifie réellement à mon sujet, je prends conscience que : Quand certaines attentes ne sont pas comblées chez moi, quand bien même elles sont justifiées, dans mon cerveau, dans mon cœur ou au niveau de mon inconscient, je ne sais plus très bien… il se passe quelque chose du type « tu ne le mérites pas, tu n’en vaux pas la peine ».

BINGO, j’y suis ! Cela vient réveiller une jolie croyance limitante, que je connais très bien pour déjà avoir travaillé dessus à quelques reprises, celle de « Je ne vaux rien, je n’ai pas de valeur et les autres en ont bien plus que moi ». La métaphore que j’utilise, qui représente bien cette croyance, est celle du mouchoir (Ben oui, le mouchoir c’est moi…) : Le mouchoir est utilisé quand on en a besoin, puis on le jette, une fois qu’il n’est plus utile.

Merci à mon inconscient pour sa coopération. Merci à lui de m’avoir aidé à mettre en lumière mon mécanisme de défense. Cette stratégie que j’ai mise en place il y a fort fort longtemps et qui a fonctionné, jadis. J’en ai eu besoin, elle m’a été utile et je l’en remercie. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas, je n’en ai plus besoin car j’ai compris un certain nombre de choses sur moi, sur les êtres humains en général, sur la vie.

Cela me permet de prendre encore plus de distance afin de poser les mots suivants et m’apporter la reconnaissance dont j’ai besoin :

« Solenne, tu es une personne ayant de la valeur, n’en doute plus. Tu as bien assez douté par le passé. Que tes attentes, même justifiées, ne soient pas comblées, ne signifie rien sur qui tu es. Tout un chacun a sa vie avec ses priorités et les responsabilités qui les incombent. Tu as le droit d’avoir ton avis sur les choses. Continue d’avancer sur ton chemin et regarde avec gratitude toutes les situations dans lesquelles tu as réussi à ne pas avoir d’attentes et, pour lesquelles, il y a eu un retour extraordinaire. Avec amour. Moi-Toi-Nous »

Soyez fière de qui vous êtes, d’où vous venez et quelques soient vos casseroles. Nous en avons tous et ces dernières ne nous définissent en aucun cas. Vous êtes qui vous êtes ici et maintenant. Soyez bienveillant.es avec vous-même, nous avons tous et toutes des attentes à un moment ou à un autre. Prenez le temps de les regarder et demandez-vous ce qu’elles vous apportent… Ou pas…

Belle semaine à vous tous et toutes !

Authentiquement,

Solenne